Culture et politiques culturelles en Fédération Wallonie-Bruxelles

1/2 Politiques culturelles : Définitions, obstacles et avancées

La Culture, cette discipline vitale pour les uns, ignorée par les autres. C’est souvent elle qui fait les frais des économies budgétaires quand le gouvernement doit resserrer les cordons de la bourse. Elle est pourtant garante de la démocratie.
La coalition gouvernementale de la Fédération Wallonie-Bruxelles se trouve à mi-mandat (2014-2019), nous vous proposons à cette occasion, sur base d’une lecture critique de la déclaration de politique communautaire au niveau de la culture, de faire un début d’analyse des réalisations.

Culture et politiques culturelles en Fédération Wallonie-Bruxelles

2/2 La Déclaration de politique communautaire – analyse et pistes

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles soulevait un point important quand il affirmait dans sa déclaration de politique communautaire, par rapport à l’importance de la culture : « La culture est un pilier de toute société et constitue un vecteur primordial d’émancipation, de renforcement des liens sociaux, un levier de développement humain et de développement économique. »

Les Traités "nouvelle génération" et la Culture

1/2 Les traités

TTIP, CETA, TISA… tout et son contraire ont été dits et écrits cent fois à propos de ces accords à grande échelle « nouvelle génération ». D’un point de vue commercial, d’un point de vue juridique, même d’un point de vue démocratique ou encore de projet de société. Quelles sont les spécificités de ces accords d’un genre nouveau ? Où en sont-ils ? Qu’en est-il au niveau culturel ? L’exception et la diversité culturelles sont-elles protégées ? Les biens culturels seront-ils libéralisés ? Les droits d’auteur ou le copyright ? Et le Tax Shelter ?

Les Traités "nouvelle génération" et la Culture

2/2 Quel avenir pour la culture ?

On l’a vu, les accords de libre-échange ne datent pas d’hier. En 1947, 23 pays ont signé le premier accord international portant sur les tarifs douaniers et le commerce, le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade).
En 1986 eût lieu ce qu’on appela le « cycle de l’Uruguay », un sommet international destiné à étendre le GATT au domaine des services, c’est-à-dire des biens « invisibles » (par opposition aux biens visibles). Ces biens « invisibles » comprenaient les biens culturels dont l’audiovisuel et le cinéma ce que les Etats-Unis voyaient d’un très bon œil. Cela leur permettrait en effet d’asseoir leur domination culturelle. La possibilité pour les Etats, notamment européens, de subventionner des créations locales freinaient la croissance des grandes maisons de production américaines.

Démocratisation de la culture et démocratie culturelle

1/3 Définitions et historique

Marquée par un ensemble de bouleversements de natures diverses, notre époque actuelle tente inlassablement de maintenir la cohésion sociale tout en garantissant l’épanouissement individuel au sein de nos sociétés. La culture, vecteur de développement, d’enrichissement et d’autoréalisation, doit être placée au cœur des politiques publiques et pouvoir être accessible et promue auprès de chaque citoyen. Les opérateurs culturels, qu’ils soient des services publics, émanant de la société civile ou opérateurs du secteur privé (industries culturelles, économie créative) sont appelés à occuper le champ d’action qui leur incombe en veillant à faire de la culture un instrument de mobilisation, de connaissance de soi, de l’Autre et du Monde.

Démocratisation de la culture et démocratie culturelle

2/3 Mise en oeuvre de la démocratie culturelle en Fédération Wallonie-Bruxelles

En Belgique francophone, la volonté de faire participer tous les citoyens à l’action culturelle amène les pouvoirs publics à recourir au terme d’Education Permanente plutôt qu’à celui d’Education Populaire car cette dernière s’adresse spécifiquement à la classe ouvrière dans un contexte de lutte des classes. L’éducation permanente se veut ouverte à tous, en attachant une attention particulière aux publics vulnérables quant à l’effectivité de leurs droits sociaux et culturels, et ne se limite pas à l’instruction ou la formation continue.

Démocratisation de la culture et démocratie culturelle

3/3 Perspectives et défis

Les publics les plus marginalisés, à savoir les personnes sans domicile fixe, les personnes porteuses de handicap et les personnes en situation d’illégalité, restent souvent privés ou ont un accès très largement réduit à la culture. Outre l’aspect financier ou la possibilité même d’accès pour des raisons physiques, psychiques ou administratives, les initiatives en faveur de ces publics restent limitées au champ social et associatif et bénéficient d’une faible représentativité dans les offres culturelles (tant en termes de création que de consommation).

Gestion des arts et éthique : Nouvelles pratiques managériales d’Europe occidentale et leur application aux nouvelles démocraties.

1/3 Nouvelles pratiques managériales – un remède aux pathologies systémiques du domaine culturel

Introduisant la nécessité d’une présence entrepreneuriale au sein des sphères culturelles publique et privée, les politiques publiques ont considéré la gestion des arts et de la culture comme une panacée à tous les problèmes du domaine culturel. C’était la raison pour laquelle des programmes majeurs du Conseil de l’Europe et de l’UE (à destination des pays d’Europe centrale et de l’Est), avec l’assistance des États-Unis et de quelques fondations indépendantes (Fondation européenne de la Culture, Open Society/Soros Foundation, Fondation Robert Bosch), ont rassemblé des experts, consultants, formateurs et administrateurs afin d’introduire, à travers des séminaires de management, une nouvelle éthique du travail culturel basée sur l’organisation de projets, l’évaluation des besoins et les outils de management tels que planning et évaluation.

Gestion des arts et éthique : Nouvelles pratiques managériales d’Europe occidentale et leur application aux nouvelles démocraties.

2/3 L’évolution du vocabulaire en tant que symptôme d’une éthique en mutation : de la politique d’accès à la politique d’inclusion

Le principal sujet de cette analyse concerne l’évolution des valeurs fondamentales de la politique culturelle. La dimension éthique des politiques culturelles n’a que rarement fait l’objet d’un examen de la part des chercheurs en politique culturelle. Les débats, à ce propos, évitaient souvent de définir clairement les concepts utilisés. Néanmoins, depuis 1990, on a constaté d’énormes modifications de vocabulaire, provoquant un réel changement de paradigme au sein des valeurs de base de la politique culturelle (défini dans les années 60 et 70 comme le paradigme de la démocratie culturelle).

Gestion des arts et éthique : Nouvelles pratiques managériales d’Europe occidentale et leur application aux nouvelles démocraties

3/3 Dilemmes éthiques au sein des pratiques culturelles : Comment réagir face aux politiques culturelles “insensibles” ou “hyper sensibles”

La précision et la codification des politiques culturelles, leur uniformisation excessive et leur planification (stratégies et priorités définies, lignes budgétaires, etc.), auxquelles s’ajoutent transparence et distribution objective des fonds, pourraient également entraîner quelques conséquences négatives, particulièrement pendant les périodes agitées (guerres et autres crises).

Le Printemps arabe et le travail des groupes étudiant les politiques culturelles des pays du Maghreb et du Moyen-Orient

1/3 Impact du Printemps Arabe sur les Politiques culturelles

Depuis 2011, les mouvements citoyens pour la démocratie ont commencé à se développer à travers le monde arabe, particulièrement portés par les associations de la société civile, les artistes et les collectifs artistiques (Printemps arabe). La majorité d’entre eux s’implique depuis dix ans dans différents programmes « capacity building » dans le domaine de la gestion culturelle, organisés par l’organisation culturelle Al Mawred (Ressource culturelle), basée au Caire.

Le printemps arabe et le travail des groups étudiant les politiques culturelles des pays du Maghreb et du Moyen-Orient

2/3 Analyse des différents pays impliqués dans l’étude

Dans cette partie, chaque étude de cas sera synthétisée – par pays (triés par ordre alphabétique), en insistant sur ceux pour lesquels les groupes NPC ont obtenu les meilleurs résultats. Pour comprendre le contexte dans lequel ces groupes sont créés et se développent, il est nécessaire de comparer leurs différences et similitudes par rapport aux résultats obtenus, ainsi qu’en matière d’environnements politiques complexes, de révolutions, de conflits armés, etc.

Le printemps arabe et le travail des groupes étudiant les politiques culturelles des pays du Maghreb et du Moyen-Orient

3/3 Recommandations pour la poursuite de l’analyse des politiques culturelles de ces pays

Suite à cette étude, nous avons développé un ensemble de recommandations à destination d’Al Mawred en ce qui concerne la gouvernance future du programme et le besoin de développer des synergies mutuelles dans une telle entreprise (Dragicevic Sesic, 2010).

La culture : de facteur de développement à pilier de la durabilité

1/2 Notes pour la généalogie de la durabilité

Nous résidons, en tant qu’espèce humaine, à l’intersection de deux sphères ou systèmes en contact : la sphère de la nature et la sphère de la culture. Dans le cas de la première, nous n’en sommes qu’un effet, mais nous sommes fondamentalement une cause de la seconde. Si l’action humaine sur la nature obéit de plus en plus à une logique « culturelle » - l’environnementalisme, en ce sens, n’est que la conséquence d’un regard culturel sur la nature - l’importance croissante de la culture comme second habitat ou environnement primordial de l’humanité oblige à la penser depuis des perspectives toujours plus systémiques et écologiques.

La culture : de facteur de développement à pilier de la durabilité

2/2 Contributions au nouvel agenda 21 de la culture

1ère contribution : Placer l’Agenda 21 de la culture à une intersection entre la conception anthropologique et la dimension sociologique de la culture.
La conception traditionnelle de la culture, de type sociologique, habituellement considérée comme du répertoire des « beaux-arts », a été largement dépassée par la conception que l’on qualifie d’« anthropologique », adoptée par l’UNESCO dans les années 80 et en particulier à partir de la conférence « Mondiacult » (Mexico, 1982), qui conçoit la culture comme l’ensemble des formes expressives, valeurs, croyances, pratiques etc. présentes dans la vie humaine. Aujourd’hui, il faut passer à l’étape suivante, en plaçant l’intérêt prédominant des politiques sur la culture au croisement entre le symbole et l’expression, entre la sociologie et l’anthropologie. Des phénomènes tels que l’intérêt des créateurs contemporains à impliquer leur travail artistique au sein de la vie en communauté, ou l’importance de la dimension symbolique des pratiques sociales et communautaires, font partie de cette intersection à laquelle il nous semble que l’Agenda 21 de culture devrait porter son attention.